Ce jour où sa bite a changé de taille

Lundi 15 décembre. Après plusieurs semaines de jachère, je retrouve le goût de la vie. Ou surtout le goût de la bite. Me revoilà, dans le lit, avec un homme aussi large que mon cul, prête à me faire déglinguer. 

Les premières fois, c’est jamais faciles. Parce que déjà, tu t’interroges sur toi. Est-ce que je vais lui plaire une fois que je serais nue devant lui ? Va-t-il trouver ma tonte hivernale passable ? Mon petit bourrelet ne va-t-il pas le décevoir ? Mais surtout, tu t’interroges sur lui. Et principalement sur sa bite. Parce que si tu peux imaginer le corps de l’autre, sa sensualité et parfois même son talent au lit, il est difficile de connaître la taille de sa teub.

Pourtant, j’en ai lu des théories.

Premièrement, celle sur la longueur du nez. Ce qui ne m’a jamais arrangé au vu de la taille du pif de mon père. Le genre de détail que je n’avais pas envie de connaître. Dans cette théorie, comme vous l’avez compris, la taille du nez détermine la taille du pénis de votre partenaire. D’après une étude japonaise menée par la revue « Basic and Clinical Andrology », les hommes qui ont un gros ont un pénis d’au moins 13.42 centimètres, là où la longueur moyenne d’un pénis en érection est de 13.12 cm. Pas très grand, d’ailleurs. Sale anecdote concernant cette étude : les mesures ont été prises sur des cadavres et les scientifiques ont été contraints de « tirer » les pénis pour simuler la verge en rute. De quoi douter de la fiabilité du projet.

Secondairement, celle sur la longueur des doigts. Dans « le gros livre du pénis » (oui, il existe vraiment. Et non, je n’y suis pour rien.), le journaliste Fred Royer rappelle que la taille du pénis dépend des doigts. C’est en 2011 que des chercheurs de l’université d’Incheon, en Corée du Sud, ont conclu que si l’index est plus court que l’annulaire, alors l’homme aura tendance à avoir un pénis plus grand. Ils ont même nommé cela le « ratio digital ». Ce ratio tiendrait d’une réalité scientifique : l’annulaire se développerait selon le taux de testostérone, hormone qui s’implique également dans le développement du pénis, là où l’index grandit en fonction du taux d’oestrogène.

En résumé, plus la différence entre ces deux doigts serait marquée, plus la longueur du pénis en érection serait importante.

Troisièmement, celle sur la grandeur des oreilles. Une étude dont je n’ai absolument aucune source a noté que l’indentation verticale (me demandez pas ce que c’est) dans l’oreille d’un homme, qui descend dans la partie charnue du lobe, indique la taille de son pénis en érection. Les indentations peu profondes correspondent à de petits pénis ; les plus profondes (comme la forme de l’Italie) vont avec les plus grands.

Tant de théorie que je n’appliquais jamais, préférant foutre la main au panier dès que l’occasion se présente. C’est ce que j’avais fait, directement, quand la tension commençait à monter pour la première fois. Sans aucune hésitation, après le premier baiser qui s’embrasait déjà trop, j’ai descendu discrètement, caressant les abdos sous la bedaine, pour attendre son sexe. Son sexe qui déjà, était prêt à me pénétrer. Son sexe qui m’avait presque déçue. Non pas qu’il était petit, loin de là. Il correspondait à une moyenne standard haute. Mais moi, j’avais l’habitude des très gros sexes, qui d’ailleurs, ne méritaient pas toute l’éloge qu’on en faisait.

Si c’est une valeur sûre pour le plaisir, c’est aussi un vrai risque dans plusieurs positions. Avoir le gland qui trifouille la glotte à chaque accoup, ce n’est finalement pas si agréable. Et j’en avais encore la preuve avec cette partie de jambe en l’air que j’allais vivre, qui s’avérait être l’une des plus incroyables de ma vie, le tout avec un sexe de taille classique. Comme quoi. 

Mais ce que je ne savais pas, c’est qu’une bite, ça n’a pas toujours la même taille. Plus exactement, une même bite peut évoluer. C’est ce que j’ai constaté, avec ma bite du moment. Si durant notre première fois, elle semblait classique, quelques jours après, elle ne semblait plus la même. Plus épaisse, un poil plus grande : elle avait pris du galon. Moi, je n’ai pas une grande expérience sexuelle. Pour moi, un sexe est un sexe. Il n’en ai rien, et il m’a confirmé : « oui, ma bite est plus grande que la première fois. C’est le cas quand je fais l’amour souvent ». 35 ans et j’apprenais seulement maintenant qu’une bite pouvait être un pokémon qui évolue. A ça, il a ajouté une chose « c’est parce que j’ai une bite de sang ».

C’est ainsi qu’à 0h30, après son départ, je me suis retrouvée à googliser l’info, dans le seul but bien sûr, de nous instruire. 

Ainsi donc, j’ai appris qu’il existait deux catégories : les pénis de sang et les pénis de chair. Les pénis de sang vont grossir davantage en érection. S’ils ont tendance à être plus petits au repos, ils ont la particularité de s’allonger et grossir au moment où ils te roulent une galoche. Ou qu’ils te touchent l’épaule. Ne jugez pas mon sex-appeal. 

Plus simplement, si le pénis change de taille quand il devient en érection, c’est que c’est un pénis de sang. S’il garde sa taille mais qu’il durcit simplement, c’est que c’est un pénis de chair.

Un pénis de sang, donc, pourra légèrement changer de taille et d’apparence en fonction de son élasticité et de sa capacité à se gorger de sang. Le pénis de chair, lui, a moins de tissus érectiles et son agrandissement sera limité. 

C’est ainsi que cet homme au pénis de sang, outre m’apprendre moulte choses sur ma sexualité, m’a permis, en quelques jours seulement, d’avoir l’impression de coucher avec 3 hommes différents, tant sa teub n’était jamais la même. C’est ce que j’ai découvert, le jour où sa bite a changé de taille…

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